Non classé

Morphée n’était sûrement pas Multipotentiel !

On connaît toutes l’expression “tomber dans les bras de Morphée” qui signifie s’endormir.  En fait, comme Morphée est le Dieu grec des rêves; l’expression signifie davantage “glisser au pays des rêves”.  Eh bien, je gagerais gros sur le fait que si Morphée devait endormir une Multipotentielle, ses bras ne seraient pas suffisants!  

Si tu navigues dans l’univers Multi depuis quelque temps, tu sais que nous sommes championnes pour mettre de côté nos besoins de base.  C’est vrai, pourquoi perdre du temps à manger, s’entraîner, méditer, dormir… quand on peut créer… quelque chose!  Quoi exactement?  On ne le sait pas encore mais ce sera sûrement grandiose! 

On a toutes un besoin qu’on néglige plus que les autres.  Un besoin dont on sous-estime l’importance; le rôle vital qu’il joue dans notre vie.  Sans surprise, tu comprendras que le mien, c’est le sommeil.  

J’ai pleinement réalisé l’importance du sommeil quand j’ai eu mon premier enfant.  Enfant qui est venu me secouer le karma en refusant obstinément de dormir!

Toute-la-sainte-journée-et-la-maudite-nuit!  

Tsé quand tu t’endors VRAIMENT?  Que tes yeux se ferment tout seuls et que tu es bien, si bien… C’est TOUJOURS ce moment-là qu’il choisissait pour se réveiller!  En devenant mère, j’ai pleinement saisi la signification du mot “torture” dans le fait d’empêcher quelqu’un de dormir!  Bref, il faut croire que j’ai été profondément dans le déni que l’effet de cette torture a eu sur moi car j’ai fait deux autres bébés par la suite!    

Cette détresse reliée au manque de sommeil que j’ai vécu avec mon premier bébé, m’a vraiment déstabilisée!  Naïvement, je croyais être au-dessus de ça!  Car d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours détesté aller dormir!  Quelle perte de temps!  Et surtout, quelle source d’anxiété.  Étant une multipotentielle à tendance en action, j’ai toujours eu le réflexe de m’étourdir toute la journée pour maîtriser mes émotions.  Pas le temps de gérer ça quand la To-Do list est interminable, right?  

Mais le soir, quand tout est calme, silencieux, paisible et que j’allongeais mon corps pour la nuit; ma tête, elle, protestait bruyamment contre cette pause.  C’est alors que toutes les émotions, les pensées nocives, les angoisses que j’avais balayé du revers de la main durant la journée revenaient au galop pour se faire traiter!  

J’ai rapidement compris que je ne gagnerais pas contre ce raz-de-marée!  J’ai donc développé la stratégie de me coucher littéralement, épuisée.  Ah-ah!  

Bouchées, les pensées de merde!  

C’est qui le Smat !?  

C’est moi!   

Dès lors, aussitôt que ma tête touchait l’oreiller, je m’endormais dans les secondes qui suivaient.

Fantastique, n’est-ce pas ?!  

Et comme auparavant, je m’endormais très tard avec ce « cogitage » incessant; au final, j’avais le même nombre d’heures de sommeil dans le corps, moins les ruminations existentielles.  Le paradis!  

Je parle au passé parce que récemment, un autre problème est apparu.  

La fatigue chronique. 

Eh oui, j’ai tellement repoussé les limites de l’épuisement qu’il est présent, tout le temps!  

En augmentant mes responsabilités (dû à mon réflexe primaire de reproduction ci-haut mentionné…) et en diminuant toujours plus mon nombre d’heures de sommeil par jour, j’ai complètement vidé mes réserves.  Je n’ai plus de coussin de protection.  Et la banque de sommeil refuse de me prêter.  Je suis donc sur le bord de la faillite d’énergie!  

C’est sérieux… 

Donc, en bonne multipotentielle que je suis, j’ai fait une razzia dans les livres sur le sommeil.  Je pourrais donc maintenant passer haut la main l’examen sur la théorie.  Comme il faut plus que de la théorie pour amorcer un changement, je dirais que j’en suis au tiers de mon parcours vers l’hygiène de sommeil optimale pour moi.  

Je me couche plus tôt, je médite (presque…) tous les jours, j’ai troqué mon cellulaire pour un bon vieux livre papier avant d’aller dormir.  Je me permets de faire des siestes quand je ressens de la fatigue dans la journée.  Je m’assure aussi d’avoir une activité plaisante avant ma routine pré-sommeil, ça rend le fait de me coucher plus facile.  

Bien sûr, j’ai souvent des rechutes.  Mais chaque fois, elles durent de moins en moins longtemps et sont de moins en moins difficiles à surmonter.   

Chaque fois que je me fâche de devoir aller me coucher plutôt que de poursuivre une activité que j’aime, je repense aux enseignements bienveillants de Marie-Multi.  Mon cerveau est différent de certains autres, il a besoin de davantage de pauses pour être à son plein potentiel.  

Pour être Multipotentiel, dans toute sa splendeur! 

Laisser un commentaire